Le macronisme a échoué. Ce n’est pas une opinion, mais un fait. Il laisse la France dans un bien piteux état : comptes publics dans le rouge, instabilité institutionnelle et perte de crédibilité à l’international. Derrière l’usure habituelle du pouvoir se cache en réalité la fin de toute une idéologie, et disons-le, le naufrage d’un monde agonisant. Dans ce contexte, la campagne présidentielle qui s’annonce risque fort de ne résoudre aucun problème mais d’enfoncer plus encore la France dans la crise de régime. Les « élites » françaises semblent en effet bien décidées à poursuivre leur œuvre, quitte à sacrifier les intérêts de toute une nation. Face à ce mur, un sursaut citoyen venu de l’extérieur est plus que jamais nécessaire pour impulser un renouveau.
La fin d’un monde agonisant
Le macronisme n’aura pas été, contrairement à la promesse initiale de son chef de file, une « Révolution ». Entre libéralisation de l’économie et approfondissement de la construction européenne, Emmanuel Macron n’aura fait que poursuivre l’œuvre de ses prédécesseurs. Certes, à marche forcée – comme le nom de son mouvement « En Marche » le laissait deviner –, mais il n’aura fait que poursuivre la direction prise depuis le tournant de la rigueur de 1983 : politique de l’offre, austérité budgétaire, privatisations, allongement de l’âge légal de départ à la retraite, flexibilisation du marché du travail, durcissement de l’assurance chômage, etc. Tous les fondamentaux de l’idéologie dominante ont été respectés à la lettre. Le macronisme, c’est l’aboutissement de 40 ans de néolibéralisme. Et pour quel résultat ?
Ce contenu est réservé
à nos abonnés
Pour lire la suite et soutenir Praxis,
abonnez-vous à partir de 1€