Pendant que la canicule de juin 2026 rappelle, une fois de plus, l’urgence d’une bifurcation agricole, la loi Duplomb illustre la façon dont nos politiques agricoles s’écrivent sous la dictée d’un syndicat, et ce, même contre l’avis de la ministre de l’Agriculture. Des haies abandonnées au bio sacrifié, en passant par un Mercosur imposé sans vote, l’incompétence et la collusion entre décisionnaires et intérêts privés sont une méthode de gouvernement — à rebours de ce qu’il faut faire.
« La nature souffre. Les sols sont poussière… » En plein milieu de la vague de canicule qui accable la France en juin 2026, M. paysan bio, exprime sa préoccupation : « Nos céréales doivent passer du stade laiteux au stade du grain avant que la chaleur ne durcisse l’épi — sinon le grain reste échaudé, immature, et la récolte est perdue. Ce qui m’inquiète, c’est qu’on n’en est qu’au début de l’été et qu’on vit déjà notre deuxième canicule : en février, trois semaines à plus de 20°C ; en mai, une canicule ; trois semaines après, une autre. On n’a aucun délai d’adaptation. L’agriculture est un temps long, et la nature ne s’ajuste pas du jour au lendemain. » Au gré de la conversation, il énonce les autres points qui l’inquiètent, du non-renouvellement des agriculteurs, qui menace la profession, à la détérioration continue des sols sous l’effet conjugué d’un climat imprévisible et de pratiques agricoles conventionnelles qui martyrisent la nature au lieu de l’aider à se reconstituer.
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