Le 8 mai 2026, une étude est publiée par la revue médicale américaine JAMA Network Open consacrée à un phénomène, déjà ancien, et particulièrement inquiétant : les mauvais résultats américains en matière d’espérance de vie. Plus précisément, l’étude se concentre sur la comparaison avec les autres pays développés, qui ont de plus en plus distancé les États-Unis dans le domaine. Overdose, suicides, obésité, maladies cardiovasculaires… Voici les causes à l’origine de cet écart qui s’est creusé entre les Américains et le reste de l’Occident. Mais comment expliquer que ces maux sévissent chez eux plus qu’ailleurs ? Est-ce une exception américaine ? Des études de plus en plus nombreuses pointent le lien entre ce phénomène et les effets d’un libéralisme sans limite qui règne depuis déjà longtemps dans le pays. Or, si les Américains sont les champions du libéralisme et qu’il s’agit là de la cause de leur déchéance, nous les suivons de très près… et le mal qui les ronge pourrait bientôt se déclarer chez nous, nations européennes.
Dans l’ensemble des pays riches, la hausse de l’espérance de vie a ralenti. En effet, la fulgurante amélioration depuis la Seconde Guerre mondiale, due aux progrès en matière de santé et de médecine, s’est progressivement réduite depuis 1990 jusqu’à aujourd’hui – ce qu’a mis en lumière une étude publiée dans Nature aging en 2024. La pandémie de Covid-19 a carrément renversé la tendance et, entre 2019 et 2021, le ralentissement s’est transformé momentanément en régression. Selon l’ONU, l’espérance de vie a chuté d’1,8 an (le niveau de 2012), anéantissant presque une décennie de progrès en la matière selon l’ONU. Mais, la tendance globale est, depuis, redevenue positive – comme le montrent les données recueillis par la Banque mondiale.
La situation américaine toutefois, fait exception dans le monde occidental. En effet, avant même la pandémie de Covid-19, entre 2014 et 2017, on constatait déjà un déclin de l’espérance de vie des Américains. Les États-Unis sont d’ailleurs un des rares pays pour qui l’espérance de vie en bonne santé s’est détériorée depuis 2000.
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