En 2025, selon le Baromètre des droits des personnes malades, presque 40 % des personnes interrogées par France Asso Santé ont été touchées par une pénurie de médicaments, et, parmi elles, plus d’un tiers ne se sont pas vues proposer d’alternatives. Le constat de l’association d’usagers et de patients est sans appel : « Pénuries de médicaments : rien ne bouge ».
Au même moment, la Drees (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) publiait, en collaboration avec l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament), un rapport tout aussi consternant sur la question : les tensions de production ont connu une augmentation sans précédent depuis 2021 (malgré une baisse depuis 2023, le phénomène reste inquiétant). En cas de rupture ou de risque de rupture de stock concernant les médicaments ayant un « intérêt thérapeutique majeur »[1], les laboratoires ont l’obligation d’en informer l’ANSM. S’appuyant sur ces données, le rapport constate qu’entre 2017 et 2023, le nombre de déclarations de rupture a été multiplié par trois[2] et le nombre de risque de ruptures par deux[3].
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